La Riboisière

 

Jean Ambroise Baton de la Riboisière est né à Fougères en 1759. En 1781, il est lieutenant en second au régiment de la Fère, où sert Bonaparte.
En 1793, il est lieutenant en premier, commandant le bataillon d’artillerie de Mayence, puis, sous directeur d’artillerie à Landau, l’année suivante. En 1796, il est nommé colonel, directeur d’artillerie à Strasbourg, général de brigade en 1803, il passe général de division en 1807.
A Austerlitz, commandant l’artillerie du 4° corps, il contribue au succès de cette grande journée par l’emploi qu’il fit de ses batteries et par le feu terrible qu’il dirigea sur les glaces qui portaient les colonnes russes. A Iéna, le 14 octobre 1806, il repousse avec son artillerie plusieurs charges d’infanterie. Appelé au commandement de l’artillerie de la garde, il soutient à Eylau (8 février 1807), le centre de l’armée avec 40 pièces de canon.
A Dantzig, il est blessé par un boulet. En 1808, il prend le commandement en chef de l’artillerie des armées d’Espagne.
A Wagram, c’est lui qui commandait en chef l’artillerie et qui sut préparer et assurer le succès de cette mémorable journée. En 1811, il est élevé à la dignité de premier inspecteur général de l’artillerie. En 1812, il part pour la campagne de Russie. Il est à Smolensk avec 638 bouches à feu, à la bataille de la Moskowa, il fait tirer 70 000 boulets mais son jeune fils y fut blessé à mort. Le général de La Riboisière en tombe malade à Wilna et meurt à Koenigsberg le 21 décembre 1812. Son corps repose dans l’église des Invalides. Son nom est inscrit sur l’arc de triomphe de l’Etoile, côté Est. Il est fait Chevalier de l’Empire.
Son second fils, Charles Honoré (1788-1868) quitta l’armée après Waterloo et se lança dans la politique. Il épousa Elisa Roy, fille d’un ancien ministre des finances, qui légua à la ville de Paris une somme destinée à l’amélioration de l’hospice du Nord, qui reçut le nom d’Hôpital Lariboisière.