Drouot

 

Antoine Drouot, « le sage de la Grande armée », est né à Nancy en 1774. Il entre à l’école d’artillerie en 1793 et sort un mois plus tard sous-lieutenant au 1° RA.
Il fait toutes les campagnes de la Révolution dans cette arme, et notamment en Egypte. De retour en France, il sert dans l’artillerie à pied de la garde impériale. En 1800, il est major, aide-de-camp de Bonaparte. Promu major de l’artillerie à pied de la Garde en 1807, puis directeur du parc d’artillerie en 1808, il sert en Autriche où il se distingue lors de la bataille de Wagram.
Colonel de l’artillerie à pied de la garde en 1809, il se signale à la Moskowa et pendant la campagne de Russie. Général de brigade le 10 janvier 1813, il commande la fameuse artillerie légère de la garde à Wassenfeld, à Lutzen et à Bautzen. Général de division, aide-major de la Garde, il est à Wachau puis à Leipzig et décide en grande partie de la victoire de Hanau. Il accompagne Napoléon à l’Ile d’Elbe et revient en France avec lui. Il combat à Waterloo. Entre mille actions d’éclat de Drouot, il faut citer l’affaire de Nangis, en 1814, où il franchit le défilé de Vauclor sous le feu de 60 pièces d’artillerie.
A la Restauration, il refuse tout service et tout traitement du nouveau régime. Lorsqu’il est traduit durant un conseil de guerre en juillet 1815, il prononce ces paroles : « Tant que la fidélité aux serments sera sacrée parmi les hommes, je serai justifié ; mais quoique je fasse le plus grand cas de leur opinion, je tiens encore plus à la paix de ma conscience. J’attends votre décision avec calme… »
« Il n’existait pas deux officiers dans le monde pareils à Murat pour la cavalerie et à Drouot pour l’artillerie » a dit Napoléon.
Le comte Antoine Drouot meurt à Nancy le 24 mars 1847.